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Le Président du Conseil départemental

Président (UDI) du Conseil départemental de l’Aveyron depuis le 24 janvier 2017, Jean-François Galliard est chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite.

Jean-François Galliard, né en 1948 à Alger, a rejoint l’Aveyron (à Nant) en 1962. Après des études de droit (finances de droit public et fiscalité) à Montpellier et Paris, il a occupé divers postes au ministère des finances (service de législation fiscale et relations extérieures) avant d’être directeur départemental des impôts puis des services fiscaux du Var, de Corrèze, de la Marne et de la Loire.

 Maire de Nant de 1995 à 2008, où il est toujours conseiller municipal), M. Galliard a été conseiller général du canton de Nant de 2011 à 2015. Il est conseiller départemental de Millau 2 depuis 2015.

Edito mai 2018

Dans ce numéro du Magazine de l’Aveyron, plusieurs pages sont consacrées au numérique, et plus précisément au très haut débit, dont la couverture, sur tout le territoire, sera assurée en cinq ans. L’enjeu est de taille, et nous avons su le relever, grâce à un partenariat intelligent avec nos voisins du Lot et de la Lozère, et en nous appuyant sur le savoir-faire de l’opérateur Orange. Cette mise en place est l’un des aspects de l’attractivité territoriale. Une notion qu’il importe d’avoir sans cesse présente à l’esprit, car elle conditionne notre développement et le devenir des aveyronnaises et des aveyronnais. Ce pari sur le futur consiste donc à aménager notre territoire, afin qu’il se situe pleinement dans son époque sans pour autant renier quoi que ce soit de ce qui fait sa spécificité. A ce titre, le schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des services au public, mené conjointement avec les services de l’état, est aussi un outil particulièrement intéressant. Les grands thèmes qui rythment la vie de notre département doivent ainsi être balayés sur une période de quelques années. Il y a peu, c’est le domaine du périscolaire qui a été abordé. Les maires et les représentants des communautés de communes étaient ainsi invités à participer à un colloque dont l’intitulé était, précisément, « mobiliser nos territoires au service de notre jeunesse ». Convenons qu’il s’agissait là d’une manière pertinente d’accoler la notion d’attractivité à ceux qui sont les actifs de demain. Les exemples abondent, qui consistent à mieux préparer nos chères têtes blondes au monde qui les attend. Cela peut passer, tout simplement, par une liaison chaude, et par la livraison de produits de proximité, à une cantine scolaire, tant il est vrai qu’on est plus réceptif si on est correctement nourri. L’apprentissage d’un instrument de musique, la mise en place d’un dispositif de réussite éducative pour des publics ciblés, entrent aussi dans cet ordre d’idées qui vise à l’épanouissement de l’élève, condition indispensable à une vie d’adulte pleinement assumée. D’une manière générale, lorsque les territoires se prennent en main en proposant des initiatives cadrant avec les potentialités de chacun, ils peuvent bénéficier du soutien, à la fois de l’état et du Département.

Tout cela, évidemment, ne peut exister que si le réseau des écoles rurales est suffisamment dense. C’est pourquoi j’ai eu l’occasion de rappeler, lors de ce colloque, qu’il me semble que l’état, plutôt que de simplement se livrer à un constat autour de la désaffection des écoles en milieu rural, et de ne trouver que la fermeture comme seule solution, devrait travailler un peu plus en amont. Je reste convaincu que, si on confortait certains services publics, par exemple, on permettrait aussi le maintien d’une présence dans les villages. Et, dans bien des cas, cela sauverait l’école. L’état ne peut pas faire l’économie de ce type de réflexion, qui doit être menée sous le prisme d’une certaine solidarité nationale. Un peu, finalement, comme lorsque l’ensemble des contribuables participe au financement de la RATP.

Tout cela doit donc nous inciter à la vigilance. Et à l’action. Et c’est avec le concours de tous que notre département, qui, par ailleurs, bénéficie d’un classement très flatteur dans les départements de sa strate (de 250 000 à 500 000 habitants) pourra continuer à aller de l’avant.

Jean–François GALLIARD

 

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