Aller au contenu principal

Vous êtes ici

toutes les actualités

Découverte majeure sur le site préhistorique de Roquemissou

La lamelle en question a été envoyée pour être analysée dans un service spécialisé à l'université de Bordeaux. (Photo Thomas Perrin)
La trouvaille réalisée sur le site préhistorique de Roquemissou à Gages-Montrozier, ce mardi 12 juillet 2022 pourrait rebattre les cartes sur les premiers contacts établis entre les chasseurs cueilleurs aveyronnais et les paysans colons.

La découverte qu’a réalisé Thomas Perrin et son équipe tombe à pic. A quelques jours de la fête des fouilles archéologiques, prévue ce samedi 16 juillet 2022 au musée de Montrozier, le directeur de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et les étudiants qui l’accompagnent ont mis la main sur un petit morceau de silex à même de changer les scenarii jusqu’à présent établis sur le site de Roquemissou.

Dans cet élément rattaché à l’espace archéologique géré par le Département, une lamelle d’obsidienne, grand de deux centimètres et long d’un à peine, a été trouvée en début de matinée ce mardi 12 juillet. Un matériau peu commun, puisque potentiellement issu d’une des quatre sources définies, à savoir le sud de l’Italie, entre Sardaigne et Sicile. « La présence de cette pierre attesterait de contacts entre les colons paysans et les chasseurs cueilleurs vers 6 000 ans avant notre ère et non vers 4 900 ou 4 800 », stipule le scientifique alors que seules des traces avaient été identifiées jusqu’alors à Béziers et à proximité de la cité héraultaise.

Des scenarii à revoir pour Roquemissou

Cette découverte constitue non plus une trace indirecte ou a posteriori mais bien une première preuve de contact direct entre les deux populations. Une première en France pour pareille période de l’histoire. « Elle nous oblige à revoir certains scenarii, reconnaît le directeur de recherche qui espèrent trouver de nouveaux indices, à l’instar de vestiges humains trouvés sur ce même site l’an passé.

Pour ce qui concerne la pierre en question, les visiteurs désireux de la voir de plus près devront patienter. Celle-ci ne sera pas visible directement ce samedi à l’occasion de la fête des fouilles. Celle-ci est partie, depuis quelques heures, en direction de l’univers de Bordeaux, dans une unité spécialisé dans l’identification de tels éléments pour analyser les traces qu’elle contient et définir de quelle île et quelle coulée elle provient.

Plus d'infos sur cette découverte et sur la fête des fouilles archéologiques du samedi 16 juillet 2022 en cliquant sur la page Facebook des musées départementaux.

Publié le