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Une campagne de Pâques fructueuse sur les fouilles des Touriès

Malgré la crise liée à la Covid 19, l’activité de la Direction Départementale d’Archéologie se poursuit. Un protocole sanitaire strict a été mis en place pour la 12ème campagne de fouille programmée des Touriès. Ce chantier permet de suivre, pour la première fois en Méditerranée nord-occidentale et en Europe celtique, le fonctionnement et l’évolution - sur une surface fouillée aujourd’hui de près de 4000 m² - d’un sanctuaire héroïque à stèles où les élites guerrières régionales étaient honorées entre le VIIIe et le IVe s. avant J.-C

La campagne de Pâques vient de se dérouler du 5 au 16 avril et les fouilles reprendront cet été. Cette opération majeure est menée avec le concours financier de la DRAC Occitanie (Service Régional de l’Archéologie) et l’aide des propriétaires du terrain, la famille Verlaguet, qui favorisent ces fouilles.

Ces recherches ont permis d’enregistrer de nouvelles informations. Sur la bordure nord-est du plateau, aux abords du fossé-carrière du podium commémoratif du Ve siècle av. J.-C., la fouille d’une fosse de pierres chauffées se superposant à un creusement plus ancien (trou de poteau ?) a été achevée (fig. 2 et 3).

Parmi les nouveautés de la campagne 2021 sur la fouille du plateau, on signalera la découverte exceptionnelle d’un nouveau important fragment d’une représentation de roue de char (avec 2 rayons et la jante) en haut relief et en grès, à proximité d’un autre gros fragment découvert en 2019 (fig. 4). Il recolle manifestement avec l’angle d’une statue de la seconde figuration de char attestée sur le site. Plusieurs de ces éléments ont déjà été mis au jour les années précédentes. Cette statue de char en grès date au moins du Ve s. avant J.-C. Elle est unique en Europe.

L’entrée d’une grotte, ouverte vers le nord et le cirque de Saint-Paul-des-Fonts, a par ailleurs été sondée pour vérifier si cette cavité était fréquentée durant le fonctionnement du sanctuaire héroïque protohistorique (fig. 5). En fait, elle a livré une occupation de la fin du Néolithique final/âge du Cuivre (entre 3 500 et 2 200 av. J.-C.), avec notamment deux fosses et un niveau de circulation d’un probable habitat en lien avec les occupations anciennes contemporaines du plateau (fig. 6). De nombreux charbons de bois permettront de préciser l’environnement. Deux poinçons en os, une perle calibrée en stéatite, un ou deux coquillages marins, des céramiques à cordons lisses et de probables vertèbres de poissons sont également à signaler.

 

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