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Albert Camus écrit que « mal dénommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ».

L’obscurantisme vient de conduire des fanatiques à assassiner un professeur (liberté d’enseignement) et des croyants (liberté des cultes). Face à ce fléau et au pays des Lumières, seule la Culture et ce qu’elle représente peuvent s’ériger en rempart. Or l’activité culturelle vient d’être déclarée « non essentielle » au nom de la lutte contre un autre fléau qui en ces instants nous accable. Les librairies et les autres lieux de culture sont fermés. Mal dénommer les choses, c’est bien ajouter au malheur du monde.

Au-delà de cette triste conjoncture qui aurait mérité plus d’attention, nous devons veiller à ce que l’essentiel ne soit pas oublié.

Les nourritures spirituelles sont indispensables en temps de disette. Montaigne n’écrivait-il pas au sujet des livres : « C’est la meilleure munition que j’ai trouvée pour cet  humain voyage ».

Munition, le terme est approprié pour s’armer et lutter contre ces ennemis de la République auxquels nous devons opposer un catégorique refus. Refus qui ne peut se nourrir que de la Culture.

 

Jean-François Galliard, Président du Conseil départemental de l'Aveyron

Publié le