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Valéry Giscard d’Estaing nous a quitté

Valéry Giscard d’Estaing restera le président de la modernité. D’une certaine modernité, en tout cas. Celle qui a su faire toute sa place, sans démagogie, à la jeunesse (droite de vote à dix-huit ans), aux revendications féminines avec Simone Veil, à une certaine conception de l’Europe

Homme à la fois modéré et décidé, sachant casser les codes sans jamais désacraliser la fonction présidentielle, Valéry Giscard d’Estaing aura aussi été le président de la fin des Trente glorieuses et celui du début d’une recomposition planétaire avec l’avènement des puissances émergentes.

Pour nous Aveyronnais, il aura aussi été le propriétaire du château d’Estaing, souvent présent à la fête locale de la Saint-Fleuret. Il y a quelques années, il m’avait invité à déjeuner, en compagnie de son épouse, et nous avions pu évoquer la vie qui va, la politique, un peu, la jeunesse aussi, et la culture, notamment la littérature, l’autre affaire de sa vie.

« VGE », en effet, aura été un président très français, en ce sens qu’il accordait une grande importance au fait culturel, et le fait qu’il ait siégé à l’Académie française ne peut évidemment qu’accentuer son aura de président.

Son élégance raide, son élocution inimitable et donc très souvent imitée, son libéralisme si bien encadré et sa prédilection pour les analyses économiques les plus pointues manqueront, sans aucun doute.

Valéry Giscard d’Estaing aura été l’homme d’une époque. Mais quelle époque !

Jean-François Galliard, Président du Conseil départemental

Publié le